La Nouvelle République – 1515-2015 : la Touraine dans l’année François I<sup>er</sup>
Toute l’année sera célébrée le 500 e anniversaire du sacre de François 1er , dont le règne est associé à la Touraine, ses châteaux et l’époque de la Renaissance.

Comment créer un événement culturel et touristique hors du commun en célébrant un anniversaire ? La réponse tient en deux dates : 1515 et 2015.

Cinq siècles après le sacre de François 1er (le 25 janvier 1515), ce roi est bien loin de faire l’unanimité.

Mais c’est rien de moins que les emblèmes du Val de Loire, les châteaux et la Renaissance, qui lui restent associés. D’où cette année François Ier qui a été décrétée il y a un an déjà, dans le but d’offrir un cadre à une floraison de manifestations commémoratives…

Le résultat, c’est un exceptionnel foisonnement d’initiatives qui a jailli autour de cette idée.

De Sully à Angers, de Céré-la-Ronde à Vendôme en passant, bien sûr, par les places fortes et symboliques de François 1er et de son règne, Amboise, Loches, Langeais, Villandry, Azay-le-Rideau, Tours, et bien sûr nos voisins Chambord, Romorantin, Blois, Brissac, etc.

Orchestrée sous l’égide de la Mission Val de Loire, du Centre d’études supérieures de la Renaissance et des agences régionale et départementales du tourisme, cette année François 1er fera revivre durant tout 2015 l’époque du « grand roi François » (un mètre quatre-vingt-seize).

Expositions, spectacles, reconstitutions, animations, concerts se succèdent depuis que le lancement de l’année François Ier a été donné symboliquement en son château d’Amboise, le 22 janvier. Et depuis plusieurs mois, la presse, surtout à l’étranger, marque un intérêt remarquable pour cette année François 1er et la Renaissance. De quoi réjouir les acteurs du tourisme en Val de Loire, sites, monuments, villes, qui commencent déjà à récolter les fruits de cette action.
Merci qui ? Merci François !

1515 ? Marignan… mais pas que !

La boucherie de Marignano, près de Milan (16.000 morts en 16 heures de combat) en septembre 1515, n’a pas servi de point de départ à l’idée de cette année François Ier. Ses initiateurs lui ont préféré deux actes moins guerriers : l’avènement et le sacre du jeune roi les 1er et 25 janvier de la même année. Car, à la différence du preux Bayard qui aurait fait chevalier le jeune prince humaniste sur le terrain de cette bataille, François Ier n’était pas un roi sans reproches. En tout cas, un peu trop belliqueux sur les bords, au goût de certains.
On retiendra donc le roi amoureux des arts, festif, galant homme et bon vivant, comme héraut de notre « douce vallée »…

Publié le 19/05/2015 par Pascal Landré pour LaNouvelleRépublique